vendredi 16 octobre 2026

 


le corps des pensées se déploie 
comme un feutre animal 
dont les nervures exaltent 
toute parcelle éclosée

ce temps sculpté 
à disséquer l'émotion
d'une nouvelle aurore
à retourner la chair
dans l'entraille de l'intime
pour révéler un cuir commun

à chacun sa cellule
de solitude anonyme
un coin replié du temps dans
l'angle souple de la substance

derrière les barreaux aléatoires
on s'accroche pour ne pas
s'éparpiller dans la distance exiguë
et le vertige du présent

délier tous les noeuds 
scellés de silence
afin de prévenir la chute
du jour qui se lève

le calme est funambule
sur l'arête saillante
évite ce qui défaille
jusqu'aux ruines profondes
les heures se désenchantent 
nos souffles s'étiolent
de bruine embuée
le vide se renverse

je maçonne la glaise
de l'élan qui s'érode
et forge un littoral 
cartographie des luttes
et harmonies du désordre

(mes pensées se dispersent) 
et peut-être tracer de nouveaux passages
des poussées sans obliques
où les failles éclatées se rassemblent
jusqu'au bout des regards
























Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire